Sacs publicitaires et démarche RSE

Trouver la bonne équation entre le matériau et l’usage 

Deux ans après l’entrée en vigueur de la loi de Janvier 2017 proclamant l’interdiction des sacs plastiques à usage unique (sauf sacs compostables et biosourcés), il est intéressant de constater que les usages en terme de fabrication et de consommation de sacs publicitaires ont déjà bien évolué. Sacs en papier kraft, sacs en plastique biologique, sacs en coton, la tendance s’oriente clairement vers des matériaux plus écologiques. Mais cette évolution, si louable soit-elle, suffit-elle à se prémunir des risques de pollution ? Permet-elle, à elle seule, de prouver la volonté d’une entreprise de s’inscrire dans le cadre d’une démarche RSE ? La réponse n’est pas si simple.  

Certes, le critère du type de production et du recyclage du matériau est très important, mais il n’est pas le seul. En tant que distributeur spécialisé, chez Btobag nous considérons que le choix d’un sac dit « écologique » doit se faire selon plusieurs autres critères, notamment celui de la quantité produite et de l’usage qui va en être fait.  

Sacs en plastique : repenser l’usage et penser au recyclage  

Malgré les récentes lois, le plastique reste l’un des matériaux les plus utilisés au monde pour la fabrication de sacs.  Les derniers rapports de l’ONU nous rappellent que 5.000 milliards de sacs en plastique sont consommés chaque année, au niveau mondial. Cependant, au delà du sac, la récente décision de la Commission européenne visant à  interdire tous les plastiques à usage unique (produits représentants à eux seuls 70% de la pollution des océans) montre bien que, lorsqu’il s’agit du plastique, c’est aussi la quantité consommée qui pose un problème environnemental.  Quant au taux de recyclage ou d’incinération du plastique, il est encore très faible : l’ONU annonce que 80% des plastiques fabriqués finissent dans les océans et que 9% à peine sont recyclés.

Le défi environnemental lié au plastique, est donc double.  D’une part, limiter la consommation de plastique, notamment en limitant le nombre de sacs mis à disposition dans les points de vente et en les rendant réutilisables. D’autre part, il s’agit d’augmenter la part de recyclage des sacs plastiques.  

Le sac bioplastique, tel que nous le proposons, a l’avantage d’utiliser des ressources végétales et renouvelables, telles que l’amidon végétal de pomme de terre ou de maïs. Ces matériaux, en plus de faciliter la décomposition du sac, (400 ans pour un sac plastique contre 6 mois pour un sac bio) contribuent à la protection des ressources naturelles de la planète.   

Les alternatives au sac plastique : le sac papier kraft et le sac en coton  

L’interdiction du sac plastique à usage unique, ainsi que l’arrivée de nouvelles habitudes de consommation telles que l’achat de produits en vrac, ont fait émerger deux produits au mode de fabrication plus écologique : le sac en papier kraft et le sac en coton bio ou éthique.  

Sac papier Kraft : le choix du recyclage et de la préservation des forêts  

Incontournable du commerce alimentaire, le sac en papier kraft présente l’avantage d’être facilement recyclable et d’utiliser, pour son impression, des encres à eau qui sont donc moins polluantes. Pour pouvoir s’inscrire dans une démarche RSE, le producteur de sacs kraft devra utiliser du bois certifié PEFC ou FSC, labels environnementaux ayant pour but de garantir une production du bois, ou de produits faits à base de bois, respectueuse de procédés de gestion durable des forêts.  Nos unités de fabrication de sacs papier kraft font appel à des producteurs certifiés qui ont aussi obtenu les certifications ISO 9001 et ISO 14001, cette dernière visant à valider la mise en place et l’amélioration permanente d’un système efficace de management environnemental. 

Sac en coton : le choix de la durabilité, du bio et de l’éthique  

Si l’aspect et la durabilité des sacs en coton, tels que le tote bag, donnent une impression de démarche écologique, il est nécessaire de préciser que le coton est une fibre dont la production peut être, dans sa forme traditionnelle, extrêmement énergivore et polluante.  Il existe désormais deux labels bio garantissant une production du coton à la fois éthique et protectrice de l’environnement.  

Créé en 2006,  le label GOTS (Global Organic Textile Standard) certifie de la qualité et des origines d’un objet fait à base de coton BIO ( à hauteur de 95% de coton BIO minimum). Ce label bannit les substances toxiques dans la fabrication et l’impression du textile, le composte étant substitué aux engrais chimiques. Il  est aussi la preuve de conditions de travail décentes pour les producteurs concernés.  En plus d’être moins polluante,  la production du coton bio requiert 50% d’eau en moins que la production de coton conventionnel, eau qui sera alors principalement issue des précipitations  

Le label Fairtrade ou Max Havelaar offre, quant à lui, la garantie d’un coton équitable. Comme pour le label GOTS,  l’objectif du label est aussi d’améliorer les revenus et d’offrir des conditions de travail décentes aux producteurs, souvent issus de populations défavorisées. Dans la culture du coton équitable, les pesticides et OGM les plus dangereux sont interdits, une façon pour le label d’encourager et de favoriser la culture bio et de réduire l’empreinte carbone. Le label Fairtrade associé à notre gamme de tote bag marque notre volonté de contribuer à une production éthique et écologique de ce type de sacs.    

Durabilité du sac publicitaire et démarche RSE  

L’empreinte écologique des nouveaux matériaux utilisés ne peut, à elle seule, limiter les effets de la pollution liés à la surconsommation des emballages.  Lorsqu’il s’agit d’un sac en coton, un rapport de l’Agence danoise de protection de l’environnement publié en février 2018 nous apprend qu’il faudrait utiliser un sac en coton entre 52 et 149 fois, selon s’il s’agit de coton classique ou de coton bio, pour avoir un impact positif au regard du critère du changement climatique. Si l’on intègre d’autres critères, tels que la toxicité pour les humains ou la diminution de l’ozone, ces nombres passent de 7100 à 20 000 réutilisations. 

Comme pour la plupart des produits ayant un impact environnemental, la réduction de l’empreinte écologique du sac publicitaire ne peut donc faire abstraction de l’usage qui en est fait, ainsi que d’un certain changement d’habitudes de la part des utilisateurs.  La réutilisation du sac est un argument écologique très fort. Choisir de miser sur un modèle limitant la pollution liée au recyclage des déchets, c’est faire le choix d’agir sur les comportements à long terme. Dans ce contexte, un modèle tel que le cabas en polypropylène, de par sa solidité et sa praticité, peut s’avérer être tout aussi valorisant et écologique qu’un tote bag en coton. Sans compter que les billes de polypropylène à partir desquelles ils sont fabriqués sont recyclable à 80%.  L’autre réflexe à développer reste celui des habitudes de réutilisation des sacs en bon état et du recyclage des sacs bio, un maillon de la chaine qui, s’il peut être encouragé par la communication des marques,  reste à la charge des seuls utilisateurs finaux.  

Résistance, taille du produit à emballer, usage quotidien ou occasionnel, importance et pérennité du message imprimé… Il appartient à chaque entreprise de trouver la bonne équation entre l’emballage, l’outil de communication et la nécessité de préserver la planète. Une équation qui ne sera pas la même pour tous. Une réflexion éthique dans laquelle nous nous efforçons d’accompagner chacun de nos clients acheteurs de sacs publicitaires afin qu’ils fassent un choix éclairé.